À 27 ans, Céline décide de tout plaquer : son poste dans un cabinet de conseil et ses études Bac +5 Finance & Management pour tout recommencer à zéro et devenir Coach Sportive ! Interview…

Céline, après un Bac +5 Finance & Management, tu décides de te reconvertir professionnellement dans le sport, pourquoi ?

En réalité, j’ai toujours aimé le sport. Je n’ai juste pas osé m’orienter dans cette voie plus jeune car dans ma famille, le sport était perçu comme un hobby et non comme un métier. Je me suis donc lancée dans des études de finance et de management. Après mon Bac +5, j’ai décroché un CDI à Lyon dans un cabinet de conseil, j’ai commencé un lundi et le vendredi de la même semaine j’ai démissionné ! M’imaginer assise derrière un bureau tous les jours m’a fait prendre conscience de la vie dont je rêvais vraiment : vivre de ma passion pour le sport ! 

Pourquoi le sport ?

Le sport a toujours fait partie de ma vie. De plus, j’aime le contact avec autrui, j’adore échanger et j’ai toujours le « smile », je me suis dit « Après tout, pourquoi pas en faire mon métier ? ». J’avais déjà vécu une expérience en tant qu’animatrice sportive lors d’un voyage à Majorque et j’avais adoré ! C’est ainsi, que j’ai eu envie de sauter le pas et je regrette pas du tout aujourd’hui.

Quelles études as-tu fait pour te reconvertir en tant que coach sportive ?

À 26 ans, je ne me voyais pas reprendre deux années d’étude en DEUST.  J’ai découvert la formation BPJEPS, un diplôme d’État qui permet de devenir coach sportif et de pouvoir pratiquer du coaching en privé et de donner des cours collectifs. Mon rêve ! J’ai eu la chance de croiser la route d’un Ancien élève de l’école Peyrefitte Sport qui m’a conseillé de rencontrer le directeur, Rodolphe Voiron. Il m’a accompagné dans ma reconversion professionnelle. J’ai pu intégrer la formation BPJEPS pendant un an en validant une double mention à la fois pour dispenser des cours collectifs BPJEPS AF Cours Collectif et pour effectuer du coaching privé BPJEPS AF Haltérophilie/Musculation. En parallèle de mes cours, j’ai trouvé un stage au sein du club sportif Wellness qui m’a ensuite embauché à la fin de mon diplôme.

Quels sont tes conseils pour la nouvelle génération de coachs, éducateurs(rices) sportifs ?

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, tout le monde s’improvise coach sportif, en créant des programmes tout prêts. Attention, ça ne se passe pas comme ça, en France il faut des diplômes pour être reconnu coach sportif(ve). Le BPJEPS est un diplôme, un brevet d’État qui permet de pouvoir enseigner dans des salles de sport en tant que coach privé et d’avoir une carte professionnelle attestant des compétences et des connaissances pour suivre des personnes en programme, les coacher et les aider à atteindre leurs objectifs en toute sécurité ! 

Comment percer dans le milieu ?

Pour être un bon coach sportif, il faut sourire, selon moi c’est la qualité principale d’un bon coach. Aimer les gens et vouloir leur faire du bien est également une nécessité. C’est un métier de passion ! Il faut constamment être dans la recherche, vouloir toujours apprendre pour ensuite pouvoir transmettre ses connaissances à ses collègues et à ses clients !

Si tu devais résumer ton métier en une phrase que dirais-tu ?

Mon métier, c’est de te faire bouger, de te sortir de ta zone de confort, de te motiver, de te mettre en sécurité sur chacun des exercices et à atteindre tes objectifs !

24 heures avec toi, ça donne quoi ?

C’est rock’n’rollpar exemple, la journée du lundi je donne deux cours collectifs au Wellness de Villeurbanne, j’ai ensuite une heure pour revenir au Wellness Confluence pour pouvoir donner une autre heure de cours collectif ensuite j’ai du temps libre. Pendant cette pause, soit je m’entraîne, soit je prépare mes cours du soir ou bien je suis sur un programme sportif pour l’un de mes clients. Je reprends à partir de 16h et j’enchaîne jusqu’à 20h30.

Selon toi, le sport est synonyme de… ?

Pour moi le sport, c’est le bien-être. Les gens sont enfermés dans leur bureau la plupart du temps, ils sont assis et parfois même aigris. Mon objectif, c’est qu’ils se sentent bien, qu’ils arrivent dans la salle de sport l’air contents parce qu’ils savent qu’ils vont certes souffrir mais surtout que c’est pour leur bien car ils se sentiront mieux après la séance.

Quels sont les grands avantages de ton métier de coach sportive ?

Nous jouissons d’une grande liberté. Nous pouvons coacher nos clients en extérieur, en salle, en « one to one », en cours collectif, c’est à notre guise. Nous gérons nos emplois du temps comme nous l’entendons !C’est incroyable comme le milieu du sport, est en pleine évolution. C’est un secteur dans lequel les opportunités sont nombreuses ! Tu ne peux pas être au chômage en fait !Si tu es au chômage, c’est que tu ne t’es pas donné les moyens de réussir. Il est très facile de trouver du travail dans le milieu du sport. 

Qu’est-ce qui te rend le plus fière dans ton métier ?

Ma fierté, c’est lorsque les gens viennent me voir après une séance et me remerciant ils me disent « Merci, ça m’a fait vraiment beaucoup de bien ».Pour moi j’ai atteint mon objectif ! 

Merci Céline !

Céline Gras

BPJEPS Double diplôme : BPJEPS AF Cours Collectifs et BPJEPS AF Haltérophilie & Musculation.

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